L"adoption à la polynésienne
Elle n'a rien à voir avec ce que l'on connait en métropole où l'adoption relève d'un parcours socio-administratif très serré et de longue haleine, avec des critères et un protocole
parfois rédhibitoire ou éreintant..
L'adoption ici, c'est comme un don : on donne son nouveau-né, à une cousine par exemple, une tante, une belle soeur... Ces enfants qui grandissent élevés par un membre de la famille proche
ou éloigné, ou par des amis ou des connaissances, sont des enfants dits "fa'a'amu".
Les puristes objecteront que ce n'est pas une adoption au sens propre du terme.
Est -ce alors un prêt d'enfant ?
Pour faire simple, il s'agit d'une adoption au sens large, le cercle familial ou des proches pouvant bénéficier de la "générosité" (parfois calculée) de parents qui ont déjà un ou plusieurs
enfants et pour qui donner son enfant n'a rien de honteux, au contraire c'est un geste plein de bon sens et réaliste.