Tahtienne d'adoption depuis plusieurs mois, je vis sur le mythe du paradis terrestre. En fait ce n'est pas aussi
simple que cela. J'ai vécu à Tahiti pendant 3 ans au début des années 2000, puis suis revenue à
ses sources cette année avec dans mes bras un bébé "demi" comme on dit ici (métisse : papa tahitien, maman - moi- française) étant donné que j'ai épousé dans mon coeur un aïto
tahitien, un guerrier du coeur et de la culture polynésienne.
Depuis cette fenêtre overbloguée sur le monde et du haut de mon confetti océanien, je compte bien raconter l'envers du décor : fi du fantasme de la vahiné, fi de la douceur de vivre, fi de
l'abondance et de la beauté vierge des lieux. L'homme mécréant est passé par là ; le politique aussi. La boue s'est installée.
Reste que des beaux restes de cet univers idyllique sont toujours présents et palpables.
Le cliché de la vie ici n'est pas en noir et blanc, c'est du coloré que je vais peindre sur la toile : du bonheur et de la misère, de la magnificience naturelle et des décharges
publiques à ciel ouvert.
Aujourd'hui il pleut à torrents ; demain il fera soleil et je reprendrai ma plume de clavier.